La secte, dans son acception historique, procède de la scission d’un groupe dogmatique minoritaire par rapport à une religion dominante. Le pouvoir religieux étant, le plus souvent, étroitement associé au pouvoir politique, toute remise en cause de la doctrine religieuse.
On ne peut s’interpréter que comme un trouble à l’ordre public et doit être réprimée en tant que tel. Mais le sens du mot secte a changé, approximativement depuis le début des années 1960, avec la constitution de groupes totalitaires, dont le propos n’est plus nécessairement religieux ou philosophique, même si ce masque commode de respectabilité est souvent revendiqué, et dont l’objectif à peine voilé est celui de la prise du pouvoir, mental, financier, politique, voire sexuel, par des techniques modernes d’emprise sur les individus, qui font appel aux recherches les plus contemporaines de la psychologie et de la psychiatrie.