Fin de l’ultimatum de 3 mois accordé par le ministère de l’Intérieur à l’endroit de l’association religieuse «Jesosy Mamonjy» dans le réglement de ses dissensions internes. Suite au décès du révérend fondateur, Daoud, les problèmes de sa succession ne seraient pas toujours résolus. Irait-on vers la fermeture de cette «Eglise» ?

Les fidèles de la secte «Jesosy Mamonjy» vont -ils emboîter le pas de l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu ?
En effet, devant la situation qui prévaut dans cette église chrétienne après la mort de l’évangéliste et non moins fondateur du «Jesosy Mamonjy», le révérend Daoud, le ministère de l’Intérieur a donné un ultimatum de trois mois pour aplanir les différends. Les deux parties en conflit s’étaient mises d’accord, devant les représentants du ministère de tutelle de trouver un terrain d’entente lors de la réunion du 16 mai dernier. Un procès-verbal en ce sens a été dressé.

Assemblée générale décisive… 

 Mathématiquement, le délai fixé par le ministère de l’Intérieur a été expiré le mois d’août dernier. Mais, force est de constater que la situation reste inchangée. Tout au contraire, la situation va de mal en pis. Les héritiers du réverend ne cessent de critiquer le pasteur Ratafy et ses partisans. L’affaire a été déjà portée devant la justice. 
 

Sur recommandation du ministère de l’Intérieur, tous les fidèles du «Jesosy Mamonjy» tiendront une assemblée générale le 8 et 9 octobre prochains pour élire le bureau exécutif. Outre le président, cette assemblée sera chargée d’élire également le secrétaire général, le trésorier ainsi que les conseillers. La gestion du «Jesosy Mamonjy» sera confiée par la suite par ce bureau exécutif. Tous les fidèles inscrits officiellement ont droit de voter et d’être élu. A noter que cette élection sera supervisée par les autorités malgaches pour éviter les malentendus et les contestations.

Quid du partenariat ?
En revanche, on ne sait pas si l’organisation des élections sera également confiée au département du général Soja. A ce rythme, faute de consensus des parties en conflit, le temple du «Jesosy Mamonjy» risque de subir le sort de l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu. Chose curieuse, l’Etat malgache n’a pas bougé le petit doigt au moment où les fidèles d’Andravoahangy Fivavahana se sont chamaillés après la décison du bureau central du FJKM d’affecter à un autre endroit le pasteur Randrianantoandro. Ce dernier est contraint de quitter le lieu et de créer sa propre paroisse à quelques mètres d’Andravoahangy Fivavahana, plus précisément à Antaninanandrano pour éviter la zizanie. Apparemment, les églises regroupées au sein du FFKM ou Fédération des Eglises chrétiennes traversent une période de turbulence parquée par le départ d’un certain nombre de leurs fidèles, voire une hémorragie. Cette crise au sein des églises traditionnelles malgaches a favorisé la prolifération des sectes dont ses impacts dans la société sont incommensurables. Les exemples sont fréquents aux Etats-Unis et en Europe. Les chefs d’églises devraient s’occuper à fond des brebis égarés au lieu de s’immiscer dans les affaires politiques et de critiquer les journalistes.

Madagascar Tribune 14/09/05 – Alphonse M.