PARIS, 21 juil 2006 (AFP) – L’Unadfi, association anti-sectes, a accusé vendredi les Témoins de Jéhovah d’entretenir la confusion sur leur statut et réclamé un contrôle de leurs associations cultuelles.

Les Témoins de Jéhovah ont annoncé une plainte contre le député de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard (app PC) qui les a qualifiés de "parfaits délinquants".

Selon l’Union nationale des associations pour la défense des familles et de l’individu victimes de sectes (Unadfi), "les dirigeants de cette organisation sectaire, afin de gagner une respectabilité entachée par un grand nombre d’affaires judiciaires, tentent d’obtenir la qualification d’église, le label de religion".

"Les tribunaux sont partagés et les jugements divers entretiennent une confusion sur le caractère cultuel ou pas de ce mouvement sectaire", poursuit l’Unadfi, suggérant de contrôler l’application de la loi de 1905 concernant les associations cultuelles.

"Qui n’a rien à cacher n’a rien à craindre du contrôle de l’administration qui vérifiera la transparence de son fonctionnement et de sa comptabilité, le respect du droit du travail et du code de la santé", ajoute l’Unadfi.

Le tribunal d’Evreux (Eure) doit examiner le 7 septembre une plainte pour diffamation des Témoins de Jéhovah contre la présidente de l’Unadfi Catherine Picard.

Les Témoins de Jéhovah ont également annoncé dans un communiqué une plainte contre M. Brard, qui les a accusés jeudi sur TF1 de "se soustraire à l’impôt, condamner des personnes à mort en leur refusant la transfusion sanguine ou couvrir des délits très graves comme la pédophilie".

Le communiqué dénonce ces propos "à connotation totalitaire" qui "blessent et offensent" les fidèles de l’organisation. Il se félicite toutefois de trouver "au sein des pouvoirs publics et dans la plupart des administrations françaises une attitude respectueuse des droits fondamentaux".
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