Nathalie De Reuck connait hélas bien la biologie totale. Atteinte d’un cancer du sein, sa mère est décédée: elle a refusé tout traitement médical, après avoir fait confiance à des thérapeutes du mouvement. L’affaire est à I’instruction. « L’enfer commence fin 2005. Ma mère sent une petite boule au niveau de son sein. Nous parlons d’aller faire une biopsie.
Mais entre-temps, son ostéopathe lui affirme qu’il ne faut surtout pas pratiquer de biopsie, de peur que les cellules cancéreuses ne se répandent.
Pour lui, il suffit de trouver le conflit psychologique à I’origine de cette boule pour guérir. Sur les conseils de cet homme de confiance, elle se fait suivre par trois autres personnes, dont un médecin homéopathe et un géobiologue. Ma mère dit que tout va bien, qu’elle est prise en main, que la situation se stabilise.
Jusqu’au jour ou je la vois sortir de la salle de bains. Son sein est déformé. Mais elle ne veut rien entendre. Au fil des mois, tout empire: son bras gonfle, le sein devient mauve, la maladie atteint tout le thorax et même le cou. Son sein atteint au départ n’est plus qu’une plaie béante de 20 cm. Ce n’est que deux mois avant son décès, en 2007, qu’elle entre en clinique. Ses thérapeutes I’ont lachée d’un seul coup. Ce n’est qu’après son admission à l’hôpital dans un état critique qu’elle se bat, sans relâche. Jusqu’à la fin. Avant de mourir, elle me demande d’aller voir la police, pour que cela n’arrive plus jamais. »

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