Écrit par Fabrice de Pierrebourg

Lundi, 25 mai 2009 18:51

Le procès qui se déroule en ce moment à Paris contre la Scientologie, ou celui qui pourrait s’ouvrir bientôt en Belgique pour des faits similaires, n’empêche pas Jean Larivière de dormir sur ses deux oreilles. Selon lui, il ne s’agit que d’un «nid-de-poule» temporaire sur une autoroute déjà bien tracée et censée durer pour «l’éternité».

«Ça fait trente ans que la Scientologie est victime d’intolérance et est la cible de procès de ce genre. Mais ça n’empêchera pas la Scientologie de progresser au Québec comme elle le fait de façon constante depuis 50 ans», explique Jean Larivière.

Il cite aussi l’exemple de l’Espagne qui a reconnu (à l’issue d’une procédure judiciaire) le statut d’entité religieuse à la Scientologie en 2007.

Le porte-parole indique que son mouvement devrait bientôt emménager dans des locaux plus spacieux tant à Montréal, sur la rue Sainte-Catherine Est, qu’à Québec.

Dans la métropole, ce projet connaît toutefois un sérieux retard par rapport à son agenda initial à cause de son coût plutôt faramineux. De l’ordre des 10 M$, a-t-on avancé.

L’Église peine-t-elle à collecter des fonds? Jean Larivière reste évasif. «C’est plus lent que prévu», se borne-t-il à dire.

Au cours de l’entrevue, Jean Larivière tire à plus d’une reprise à boulets rouges sur la France qui démontrerait une «détermination farouche à vouloir nuire aux nouveaux mouvements religieux».

Un pays où il a séjourné dans les années 70 alors que se déroulait un autre procès «ridicule» pour escroquerie qui visait le fondateur du mouvement.

«Le juge et le ministère public traitaient nos témoins de façon cavalière. C’était un procès en hérésie», déplore t-il.

http://www.ruefrontenac.com