Alors que, dans le Haut-Rhin, une école Steiner est visée par deux plaintes, Pernelle Richardot, conseillère municipale de Strasbourg, s’indigne que le mouvement anthroposophe bénéficie d’une grande indulgence et, même, de subventions publiques.

Une « initiation au principe de combustion ». Le 30 mai, une enseignante de l’école privée Steiner-Waldorf de Wintzenheim, près de Colmar (Haut-Rhin), allume un feu en pleine salle de classe. Ses élèves doivent inhaler la fumée. Censée éveiller leur « pensée individuelle », cette « expérience sensorielle » en cours de chimie fait surtout suffoquer les enfants, qui toussent et crachent. Deux parents portent plainte.

Les écoles Steiner-Waldorf n’en finissent pas de défrayer la chronique. Régulièrement épinglés pour être des foyers de rougeole, ces établissements, qui scolarisent 2 500 élèves en France, sont accusés par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) de favoriser l’anthroposophie, un mouvement ésotérique fondé par l’occultiste autrichien Rudolf Steiner (1861-1925). La nouveauté, c’est que des élus s’emparent du sujet. Conseillère municipale socialiste de Strasbourg, Pernelle Richardot a saisi la Miviludes et recueille en ce moment des témoignages de parents. Pour elle, les écoles Steiner, particulièrement présentes en Alsace du fait de la proximité géographique avec l’Allemagne et la Suisse, « ne sont pas simplement un lieu avec une pédagogie alternative ». « Derrière, il y a un mouvement ésotérique, l’anthroposophie », avertit-elle en s’indignant.

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