Il s’agit de « discours dangereux émanant de charlatans prodiguant de faux remèdes et des conseils dangereux », a expliqué à l’AFP la Miviludes.

Mais aussi « de religieux extrémistes et de leaders qui entendent démontrer que la crise sanitaire actuelle, qu’ils avaient prévue, valide leur théorie ».

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, organisme gouvernemental, reçoit et traite les signalements qui lui sont transmis (environ 2.500 par an) concernant les phénomènes sectaires, afin d’informer sur leurs dangers.

« La situation exceptionnelle que nous connaissons et l’exploitation habile de la peur ou des angoisses qu’elle suscite sont propices au développement des rumeurs et des théories complotistes », ajoute-t-elle.

« Pour les personnes fragiles ou déjà séduites par des propositions de nature potentiellement sectaire, le risque de déstabilisation et de comportements irrationnels et préjudiciables augmente », avertit-elle encore.

Parmi les discours dangereux, la Miviludes observe ceux développant « le thème de la punition divine et des signes de l’éminence de l’apocalypse développés par des prédicateurs ou des religieux dans toutes les obédiences ».

Elle pointe du doigt également « les explications scientistes et les conseils parfois dangereux » de certains « leaders », dont les vidéos totalisent des centaines de milliers de vues, recommandant par exemple, un jus de légumes, le jeûne, les bains froids pour s’endurcir et résister au virus.

Enfin « la pandémie sert de prétexte pour valider des théories diverses », dont certaines axées sur un pseudo développement personnel.

Rédaction btlv.fr (source AFP)