Les accès seront également interdits trois jours avant et un ou deux jours après, a-t-il dit.

Les théories, volontiers fondées sur une interprétation du calendrier maya, abondent sur internet qui font du pic de Bugarach un des endroits sur le globe où se réfugier pour échapper à la fin du monde le 21 décembre.

Le pic, avec ses 1.231 mètres et son impressionnant profil évoquant une piste de lancement ou d’atterrissage, se prête à de telles théories, dans des Pyrénées cathares qui fourmillent elles-mêmes de légendes sur les Wisigoths, les Templiers ou les trésors cachés.

Le pic ou pech de Bugarach serait pour certains un garage abritant le vaisseau qui emmènerait les privilégiés préservés de la fin du monde.

L’éventualité d’une affluence de mystiques, mais aussi de curieux a ainsi poussé les autorités, non seulement à interdire les accès au mont lui-même, mais à boucler préventivement tout le secteur autour du 21 décembre. Une centaine de policiers et de pompiers contrôleront les accès au village de 200 âmes niché au pied de la montagne, dont la tranquillité a été passablement perturbée par sa récente notoriété.

Il s’agira d’un « dispositif de liberté encadrée », a dit le préfet. Si les visiteurs se pressaient trop nombreux, l’accès au village ne serait plus filtré mais bloqué lui aussi, a-t-il dit à la presse.

Pour autant, le préfet a envisagé la possibilité qu’en fait les journalistes en quête d’insolite soient plus nombreux que les visionnaires et les touristes.

« Nous attendons quelques illuminés, quelques personnes qui croient à cette fin du monde, mais en nombre extrêmement limité. Nous attendons plutôt des curieux dans des quantités impossibles à déterminer. Nous attendons surtout beaucoup de journalistes », a-t-il dit.

Ainsi, c’est plus pour assurer la sécurité des personnes sur un terrain escarpé que pour prévenir le mouvement d’une foule inspirée qu’un dispositif de sécurité est mis en place, a-t-il dit.

Les autorités surveillent quand même internet. Cette surveillance n’a révélé jusqu’alors aucun risque d’afflux, aucune manipulation par une secte quelconque ni aucun appel au suicide collectif, a-t-il dit.

Mais il a reconnu que les autorités étaient confrontées au défi inédit d’un « phénomène informe qui tourne autour de la rumeur ».

source : AFP 16/11/2012 11:42:41 GMT+01:00

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