MONTRÉAL – Plusieurs dizaines d’experts mondiaux en sectes et mouvement religieux alternatifs se réuniront à Montréal en juillet prochain pour le congrès international de l’ICSA (International Cultic Studies Association)

Selon M. Kropveld, cet attrait pour les sectes des sociologues, psychologues, politologues et criminologues, entre autres, s’explique par le foisonnement de ces mouvements religieux et spirituels alternatifs dans la Belle Province depuis une trentaine d’années, ce qui en fait un excellent terrain de jeu pour les chercheurs.

«Le Québec est un terreau fertile pour les groupes religieux et spirituels depuis la Révolution tranquille. Ce qui est particulier par contre, c’est la diversité d’opinion et la nuance», a ajouté ce dernier.

«On peut faire une étude sur l’origine des croyances d’une secte, mais aussi sur la structure hiérarchique d’un mouvement où certains fidèles ont été victimisés. Tout n’est pas blanc ou noir, il n’y a pas que Roch Thériault et l’Ordre du Temple solaire», a ajouté Mike Kropveld.

Le Congrès international de 2012 de l’ICSA est organisé conjointement avec Info-Secte et en collaboration avec l’Université de Montréal, le Centre international de criminologie comparée de l’Université de Montréal et l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes.

La fin du monde en 2012

Plusieurs rigolent à l’idée d’une fin du monde en 2012, prédit par le calendrier Maya. Une superproduction hollywoodienne intitulée 2012 a même été réalisée. Mais le sujet largement médiatisé, attire l’attention et peut devenir très réel pour certaines personnes.

«On reçoit des appels de gens ou de familles de personnes qui croient vraiment que la fin du monde va arriver. Ce n’est pas une secte, mais une croyance», a expliqué Mike Kropveld, directeur général d’Info-Secte.

Il ne sert à rien de confronter quelqu’un sur ses croyances. Ce serait même contre-productif. «Lorsque quelqu’un est convaincu, c’est émotionnel et non logique. Si on tente de confronter avec la logique, on risque de rompre la communication et pousser la personne dans ses croyances», a observé M. Kropveld. Une meilleure stratégie consiste à poser des questions et laisser la personne réfléchir, en lui demandant par exemple depuis quand elle a cette conviction.

Source :
Agence QMI
Charles Lecavalier
01/12/2011 18h02

http://fr.canoe.ca/infos/regional/archives/2011/12/20111201-180211.html