30/04/2008 16:29:16
FRFR
FRS0582 4 JY 0377 FRA /AFP-WF19
Procès-toxicomanie-Patriarche
Procès du Patriarche: peines confirmées en appel

TOULOUSE, 30 avr 2008 (AFP) – La cour d’appel de Toulouse a confirmé
mercredi les peines prononcées à l’encontre des 16 prévenus poursuivis pour abus de confiance et recel dans l’affaire du Patriarche, une association d’aide aux toxicomanes mise en cause pour ses méthodes sectaires et des détournements de fonds.
Les peines prononcées en janvier 2007 s’échelonnent entre la relaxe pour plusieurs prévenus, parmi lesquels quatre enfants du fondateur du Patriarche, Lucien Engelmajer, décédé fin août 2007 au Belize, et deux ans de prison ferme.

Poursuivi pour avoir profité des largesses du Patriarche et reconnu coupable de trafic d’influence, l’ancien conseiller de Charles Pasqua, Jean-Paul Séguéla, a vu confirmer sa condamnation à trois ans de prison dont un avec sursis et 50.000 euros d’amende.
Présent à l’audience, cet ex-conseiller du ministre de l’Intérieur pour les
questions de toxicomanie de 1993 à 1995, qui écope également d’une interdiction de quatre ans de ses droits civiques, s’est refusé à toute déclaration.
Trois ans de prison, dont deux avec sursis, ont été prononcés pour deux
responsables de l’association créée en France au début des années 1970 et qui fut dans les années 1980-90 la principale structure d’accueil des toxicomanes.

L’un d’entre eux devant régler une amende de 50.000 euros.
Poursuivi pour recel d’abus de confiance, Kim Engelmajer, l’un des fils dfondateur, a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un avec sursis, et à 50.000 euros d’amende.
La cour d’appel a également confirmé les condamnations de huit autres
prévenus condamnés en première instance pour abus de confiance, recel d’abus de confiance et blanchiment.

Quatre autres enfants de Lucien Engelmajer, qui avait trouvé refuge au
Belize en Amérique centrale, et trois autres personnes ont été relaxés.
En première instance, le procureur avait estimé que l’association du
Patriarche, qui recueillait des dons au profit des toxicomanes, s’était révélée être « une secte qui a exploité sans vergogne » ses pensionnaires « pour construire un empire colossal », avec des ramifications dans de nombreux pays d’Europe et des Amériques.

gr/ale/ei
301628 AVR 08